Aller au contenu

Un magret de canard séché à faire soi même

Proposé par Annellenor · 21 votes de la communauté

En bref — rédigé par Cuisinosphère

Sécher un magret, c’est appliquer à un morceau de canard le plus ancien des procédés de conservation : le sel, puis l’air. L’extrait ci-dessous en donne une version aux épices. Les notes qui le suivent expliquent le principe et le vocabulaire — sans reprendre les quantités ni les durées, qui appartiennent aux recettes d’origine.

L’extrait d’origine

Texte publié par Annellenor sur annellenor.canalblog.com, reproduit ici sans modification.

Simplissime à faire avec un minimum d'ingrédients, j'annonce : le MAGRET DE CANARD SECHE AUX EPICES !Pas besoin d'un repas de fin d'année pour le goûter en tranches fines à l'apéro, sur une salade avec ou sans foie gras, avec un melon (pour la [...] [...]

Extrait publié à l'origine sur le blog annellenor.canalblog.com.

Lire l’article complet sur annellenor.canalblog.com

Le texte intégral et les photographies appartiennent à leur auteur.

Le magret séché : principe et vocabulaire

Notes rédigées par Cuisinosphère — elles ne font pas partie de l’extrait ci-dessus

Magret, filet, aiguillette

Le magret n’est pas simplement le blanc d’un canard. Le terme désigne le muscle pectoral d’un canard — ou d’une oie — engraissé pour la production de foie gras. C’est cet engraissement qui lui donne son épaisseur, sa couleur rouge sombre et surtout son épaisse couverture de gras. Le blanc d’un canard ordinaire s’appelle un filet, et il ne se comporte pas de la même façon. L’aiguillette est la bande de chair fine qui longe le bréchet. La distinction a une conséquence concrète pour le séchage : c’est la couche de gras du magret qui protège la chair pendant le repos.

Ce que fait le sel

Le magret est enfoui dans du gros sel, puis débarrassé de l’excédent, assaisonné, enveloppé d’un linge et laissé au frais. Le sel agit par osmose : il tire l’eau hors de la chair, ce qui réduit l’eau disponible pour les micro-organismes et raffermit le muscle. Le séchage à l’air poursuit ce travail lentement, en concentrant le goût. Rien dans ce procédé ne cuit la viande ; c’est la déshydratation qui la rend consommable en tranches fines.

Les durées ne sont pas transposables

Le temps de salage dépend du poids et de l’épaisseur de la pièce ; le temps de séchage dépend en outre de la température et de l’humidité du lieu. Il n’existe donc pas de durée universelle, et Cuisinosphère ne reprend pas celles des articles archivés : elles valent pour la pièce et les conditions de leur auteur, et elles ne coïncident pas toujours d’un blog à l’autre. Comme pour toute salaison domestique, le résultat dépend étroitement de la température de conservation et de la propreté du matériel. Les repères chiffrés se trouvent dans les articles d’origine.

Séché, fumé, confit : trois conservations distinctes

Trois traitements du canard sont régulièrement confondus. Le magret séché est salé puis déshydraté à froid, et se mange cru. Le magret fumé est généralement salé lui aussi, puis exposé à la fumée, qui ajoute son propre effet conservateur et son goût. Le confit est tout autre chose : la pièce — le plus souvent une cuisse — est salée puis cuite lentement dans la graisse, et conservée dedans. Le premier ne cuit jamais, le dernier cuit longuement.

Le magret séché dans l’archive

Plusieurs autres articles de l’archive traitent du magret séché maison, avec des repères différents : Faire son magret séché soi-même ? Trop facile !, Recette du magret séché maison aux douces notes d’épices, Magret de canard séché maison. Les comparer vaut mieux que d’en suivre un seul.

Cette fiche est classée dans Viandes et volaillesVolailles et gibier.